Niger : vers une nouvelle crise alimentaire

Communiqué conjoint Gouvernement du Niger / Partenaires humanitaires

Plus de la moitié des villages du Niger exposés à une  crise alimentaire et nutritionnelle. [...] Même  si la situation  alimentaire au Niger a connu une certaine  amélioration en  2011, suite  aux bonnes récoltes  de  l’année précédente, les effets de la grande crise alimentaire et nutritionnelle de 2010 ont réduit les capacités de survie des populations rurales – particulièrement les petits éleveurs qui n’ont pas encore pu reconstituer leur cheptel.

Niamey, 11 Novembre 2011 – La campagne agro-pastorale 2011 au Niger s’achève sur un déficit de 519.639 tonnes de céréales et plus de 10.222.308 tonnes de fourrage pour le bétail, selon  la dernière évaluation effectuée par le gouvernement. D’autres pays sahéliens, voisins du Niger, connaissent également une baisse du niveau de leur production agricole, ce qui pourrait avoir un impact sur l’approvisionnement du pays  en céréales et influencer les prix des denrées alimentaires dans la sous-région.

Plus de la moitié des villages du Niger (6981) se trouvent en situation de vulnérabilité à l’insécurité alimentaire. Cette situation laisse présager une saison de soudure particulièrement difficile et une augmentation des taux de malnutrition infantile et maternelle.  Déjà en juin 2011, le taux de malnutrition infantile dépassait le niveau d’alerte dans sept régions sur huit. Dans la région de Tillabéry (ouest du pays), l’une des plus touchées par la sécheresse cette année, le taux de malnutrition aigüe a atteint plus de 13% selon les résultats préliminaires de l’enquête nutritionnelle d’octobre 2011, se rapprochant du seuil d’urgence de 15%.

Même  si la situation  alimentaire au Niger a connu une certaine  amélioration en  2011, suite  aux bonnes récoltes  de  l’année précédente, les effets de la grande crise alimentaire et nutritionnelle de 2010 ont réduit les capacités de survie des populations rurales – particulièrement les petits éleveurs qui n’ont pas encore pu reconstituer leur cheptel. En outre,  les conséquences de la crise en Libye, qui a obligé le retour de plus de 200.000 migrants nigériens, a aggravé la vulnérabilité des communautés d’accueil  déjà privées  du soutien financier de leurs ressortissants.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement nigérien et ses partenaires s’attellent à la mise en place d’un plan de réponse précoce et  approprié.


Pour plus d’informations :
Hassane Saley, Centre d’Information et de Communication (CIC) du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA) ;
Tel. : + (227) 96 96 68 32
E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Site web : www.cic.ne

 

 

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