Historique

Les prémices du collectif Tiers-monde 22


Le Collectif Tiers-Monde 22 n’est pas né spontanément ! Il aura fallu de nombreuses rencontres, fortuites ou provoquées pour que naisse le désir de partager les expériences et de construire quelque chose ensemble. Une première rencontre associative s’est tenue à Quintin en septembre 1984, à laquelle 17 associations Tiers monde ont assisté (parmi une cinquantaine recensées à l’époque), avec comme objectifs de mieux se connaître et affirmer ensemble le droit des peuples à se nourrir eux mêmes et à se développer.

Entre 1986 et 1988, une coordination informelle (composée du CCFD, Afrique verte, Enfants du Soleil et Solidarités internationales 22, puis Peuples solidaires et Solidarité Tiers Monde de la Baie) se réunit ponctuellement. Des journées de formation sur le thème « le Tiers Monde et l’école » destinée aux enseignants des lycées agricoles sont organisées.

Ces associations décident de créer un Fonds de Documentation déposé rue de la Corderie au CCFD qui en a assuré la gestion. Le centre est inauguré officiellement, le 15 septembre 1989.

A partir de janvier 1990, le Collectif s’installe au 2 bis rue du Docteur Rochard à St Brieuc dans un appartement loué à titre gratuit au Secours catholique. Le salon tient lieu de salle de réunion, la cuisine est équipée d’étagères pour la documentation. Des permanences sont assurées à tour de rôle par des membres des associations les mercredis de 14h à 16h  et les samedis matins.

Le 18 juin 1990, le Collectif se constitue en Association dont les statuts sont déposés à la Préfecture le 7 juillet, sous le nom de collectif Tiers Monde des Côtes d’Armor. La Cimade, l’Association Tiers Monde de Quintin et la FOL22 l’avaient rejoint en 1989.  Le collectif s’est dès le départ doté d’une charte.

_______________


La construction dans Les années 90


Au début des années 90, le Collectif Tiers-Monde balbutie encore : les permanences rue du Docteur Rochard sont peu fréquentées. Il y a un début de consolidation, au moins en termes d’organisation de la documentation, avec un CES à mi-temps tenu par Josefina GUIBERT, ou Fina, une Migrante péruvienne chaleureuse et dynamique qui apporte un plus.

A partir de 1994, plusieurs échelons sont gravis en même temps que s’élabore un projet.

En janvier 94, pour se rapprocher du milieu enseignant, une convention est signée avec le CRDP. Le fonds documentaire est inséré dans le CDDP. En 1997, un CEI à mi-temps contribuera à gérer ce fonds documentaire, madame Lorfeuvre.

En parallèle des contacts s’ébauchent entre des centres similaires au nôtre, avec le Crisla à Lorient et le Cridev à Rennes, avec la coordination régionale, la CASI-Bretagne. Le Conseil général  des Côtes d’Armor développe la Coopération décentralisée avec Gabès (Tunisie), Olstyn (Pologne), Agadez (Niger) et Vinh (Vietnam)… Des rapprochements sont potentiellement possibles.

De nouvelles associations participent au Collectif. L’association Tiers-Monde de Quintin, le Village gaulois de Pleumeur-Bodou. D’autres viendront suite à un Carrefour des associations, fin septembre 97 à Quintin.

Les liens avec le monde éducatif se confirment et se précisent : l’éducation à la citoyenneté devient un élément des programmes dans le second degré : Jacques le Troquer rentre à l’EDAP (Equipe Départementale d’Animation Pédagogique) en 96/97, à la rentrée 97 un instituteur, Dominique Meignen, se voit attribuer 3 H  de décharge pour animer ces questions dans le 1er degré.

Les soirées débats se diversifient : par exemple, une rencontre entre paysans du sud et du nord à travers l’expérience d’Afrique Verte, ou encore la venue d’un ethno-psychiatre brésilien, A. Barreto permet d’aborder son expérience de lutte contre l’exclusion dans une favelle de Fortaleza…

_______________


Le tournant en 1997 / 1998


Un projet d’éducation au développement à plusieurs niveaux est élaboré et porté par l’association, avec 3 objectifs principaux :

- Développer les valeurs de solidarité dans la société ;

- ouvrir les jeunes sur le monde d’aujourd’hui ;

- éduquer au développement durable à tous les âges.

 

C’était mettre de l’ « horizontalité » dans la solidarité, conçue jusqu’à présent comme essentiellement verticale, allant du nord vers le sud et fondée sur l’envoi d’argent. C’était aussi réorienter une partie des financements vers l’éducation et la réflexion ici, dans notre société. C’est le cœur du Resia : être un instrument commun des associations de solidarité internationale pour travailler notre société au corps, la rendre moins consommatrice et individualiste, l’ouvrir sur le monde, le partage, la solidarité.

 

En mai 97, le Collectif adhère lors de l’AG de Grenoble à RITIMO, (réseau national de centres de l’information et de documentation pour la solidarité internationale et le développement durable). Cela nous donne du volume à l’action et on n’est plus tout seul dans les remous…

Dès lors, les étapes s’enchaînent. A la rentrée de septembre 98, Martine Hervé est embauchée pour animer et coordonner les actions du collectif. En octobre une journée de réflexion se tient au Village gaulois… Le collectif présente l’expo - photos de S. Salgado sur le Mouvement des sans terres au Brésil.  Il croise la route de Djabotu Binghi,  qui démarre le festival Complet’Mandingue.

Une convention est signée avec Jeunesse et Sport qui apporte un financement et participe avec nous à des projets. Une Convention est signée avec le Conseil Général…

 

L’AG du 6 février 1999, à Quintin concrétise le tournant et transforme le Collectif en RESEAU pour les Solidarités internationales en Armor. Collectif c’est un cercle organisé, le réseau c’est un pôle émetteur-récepteur. Une politique de communication s’en suit.

 

A la rentrée 99 / 2000, un ¼ tps d’instituteur est mis à disposition par l’Inspection d’Académie. (l'Inspection académique délègue ¼ tps d'instituteur). Sèverine LOUAT l’occupera. En novembre 2001, une Convention signée avec l’Inspection académique l’officialise… Des journées de formation se tiennent à l’IUFM… Après Sèverine, il y aura Laurent Sire, puis Claude Lintanf… Ce dispositif s’est malheureusement arrêté en septembre 2009.

 

En 2004, une nouvelle convention triennale est élaborée et négociée par le président de l’époque, Luc Dedessus le Moustier avec le Conseil général 22.

Les activités se développent. L’animation du réseau d’associations, qui s’est agrandi, et l’accompagnement de porteurs de projets nécessitent une second poste salarié. La Région Bretagne nous a permis de le concrétiser et d’embaucher ainsi Claire Darley.

Entre temps, le Resia a participé activement au lancement d’Artisans du Monde St Brieuc / Cotes d’Armor. La boutique de Commerce équitable, Artisans du monde, est inauguré en décembre 2005. .

En 2005, le RESIA signe également une nouvelle convention avec la ville de St Brieuc.